53 000 cartes en boutique, sans en saisir une seule à la main
Une collection de cartes Magic: The Gathering devient une boutique Shopify complète : chaque carte reçoit son image, ses capacités, sa rareté et un prix aligné sur le marché — automatiquement.
Le contexte
Librairie Magic vend des cartes de jeu à collectionner. Une seule carte existe en dizaines de versions : l'édition, le numéro, la finition (normale ou foil), l'état. L'inventaire, lui, vit dans une application de scan qui exporte un fichier — sans image, sans description, sans prix de vente.
Le problème
Mettre des dizaines de milliers de cartes en ligne à la main, c'est impossible. Et un catalogue de cette taille sans image ni description ne se vend pas : le collectionneur veut voir la carte, lire ses capacités, et payer un prix juste par rapport au marché. Chaque nouvel arrivage — des milliers de cartes d'un coup — remettait le problème sur la table.
Ce qu'on a bâti
Un système qui prend l'export brut de l'inventaire et le transforme en produits Shopify prêts à vendre. Pour chaque carte, il retrouve la bonne édition dans une base de données de référence, puis :
- Va chercher l'image officielle de la bonne version de la carte.
- Extrait les capacités du texte de la carte, son type, ses couleurs, sa rareté, et convertit les symboles de mana en icônes lisibles dans la fiche produit.
- Vérifie le prix du marché et suggère un prix de vente selon une grille définie avec le client : par rareté pour les cartes courantes, en multiple du marché pour les cartes de valeur.
- Crée le produit et ses variantes dans Shopify (finition, état), sans jamais toucher au prix ou à la quantité d'une carte déjà en ligne.
- Signale ce qu'il n'a pas pu résoudre : sur le dernier arrivage, 32 cartes sur 5 337 — une liste courte à régler à la main plutôt qu'un catalogue entier.
Les décisions qui font la différence
Le système ajoute et enrichit ; il ne réécrit pas. Une carte déjà en boutique garde son prix et sa quantité, peu importe combien de fois on relance le traitement. Sur un catalogue de 53 000 lignes, c'est ce qui permet de passer le catalogue complet à chaque arrivage sans risque.
Quand aucun prix de marché n'existe pour une carte, le système n'invente rien : il pose un prix volontairement absurde qui saute aux yeux dans la boutique. Mieux vaut une anomalie visible qu'une carte rare vendue trois fois trop bas.
À ce volume, un traitement dure des heures et une connexion peut tomber. Chaque étape garde un point de reprise : on relance, et ça continue exactement où c'était rendu.
Le reste du mandat
Le même système sert aujourd'hui à auditer la boutique : comparer l'inventaire réel aux ventes, repérer les écarts, corriger les quantités et diagnostiquer les commandes fantômes. Un outil de mise en ligne devenu un outil de gestion.
Autres réalisations
Un catalogue trop gros pour être fait à la main ?
Cartes, pièces, livres, vêtements : dès que le volume dépasse ce qu'un humain peut saisir, on automatise.